Biofilter for capturing formaldehyde from industrial waste gases
2026

Capter le formaldéhyde et l'acétaldéhyde : des normes d'émission plus strictes dès fin 2026

Traitement de l'air Formaldehyde Acetaldehyde

Les normes d'émission pour le formaldéhyde et l'acétaldéhyde se durcissent. Le défi est réel, mais tout à fait surmontable : pour pratiquement chaque profil d'émission, Trevi propose une technique qui élimine ces aldéhydes des effluents gazeux et rend la nouvelle norme atteignable.

Des normes plus strictes : de 20 à 5 mg/Nm³ d'ici fin 2026

Aujourd'hui, une valeur limite d'émission générale de 20 mg/Nm³ s'applique au formaldéhyde et à l'acétaldéhyde, à partir d'un débit massique de 100 g/h (VLAREM II, annexe 4.4.2). Les nouvelles conclusions européennes sur les MTD (meilleures techniques disponibles) pour le traitement des effluents gazeux, auxquelles les installations existantes doivent se conformer au plus tard le 12 décembre 2026, durcissent considérablement cette norme. Pour le formaldéhyde, une substance cancérogène (catégorie CMR 1B), la valeur limite descend à 5 mg/Nm³ et le seuil passe de 100 g/h à seulement 1 g/h. L'acétaldéhyde est une substance suspectée d'être cancérogène (catégorie CMR 2) et baisse moins fortement : il relève de la valeur limite pour la catégorie CMR 2, soit 10 mg/Nm³ à partir de 50 g/h, et il entre par ailleurs en compte dans la norme globale de COT de 20 mg C/Nm³.

Paramètre: Formaldéhyde (catégorie CMR 1B)
À partir de: 1 g/h  
Nouvelle valeur limite: 5 mg/Nm³ 

Paramètre: Acétaldéhyde (catégorie CMR 2)
À partir de: 50 g/h 
Nouvelle valeur limite: 10 mg/Nm³ 

Paramètre: Carbone organique total (COT) 
À partir de:  /
Nouvelle valeur limite:  20 mg C/Nm³ 

Trevi propose la technique adaptée à chaque profil d'émission

Trevi ne part jamais d'une technique figée, mais des besoins et des possibilités sur site. Dans la pratique, le choix se résume à deux techniques : la biofiltration et le lavage de gaz.

Biofiltration : pour les grands flux d'effluents gazeux continus

Pour les grands débits gazeux continus à faibles concentrations, la biofiltration est généralement la technique la plus indiquée. Grâce à la biofiltration, des micro-organismes décomposent biologiquement les aldéhydes en eau et en CO2. Pour une entreprise chimique internationale présentant un flux riche en acétaldéhyde, Trevi a pu réaliser des essais concluants dans son propre laboratoire.

L'investissement initial dans un biofiltre est un peu plus élevé que pour d'autres techniques, mais il est compensé par un coût d'exploitation particulièrement faible. Hormis le remplacement périodique du matériau filtrant, un biofiltre ne demande quasiment aucun entretien. Les micro-organismes font le travail pratiquement gratuitement.

Lorsque l'espace disponible sur site est limité ou que l'émission d'aldéhydes provient d'un procédé discontinu (batch) avec des pics occasionnels, le lavage de gaz apparaît comme la piste la plus indiquée.

Lavage de gaz : du laveur à eau au laveur réducteur

Trevi étudie toujours d'abord l'option la plus simple et la plus économique. Comme le formaldéhyde se dissout bien dans l'eau, un laveur à eau suffit souvent. De préférence, le laveur est intégré au procédé de production afin de tirer le meilleur parti de l'investissement.

  • Laveur à eau intégré au procédé : En intégrant le laveur au procédé, l'eau de lavage n'est pas évacuée comme un flux d'eaux usées distinct, mais réintroduite dans le procédé. L'eau est ainsi réutilisée utilement, par exemple pour diluer des matières premières. Trevi a conçu pour un partenaire un laveur à eau destiné aux vapeurs des réservoirs de stockage, l'eau de lavage récupérée étant réutilisée pour diluer des matières premières.
  • Laveur à eau couplé à une station d'épuration biologique existante : intéressant lorsque cette station dispose encore de capacité résiduelle et que l'eau de purge peut ainsi être traitée.
  • Laveur réducteur : Lorsque le volume d'eau de purge doit être réduit au minimum, le laveur réducteur est la solution la plus indiquée. Là où un laveur à eau classique doit continuellement ajouter de l'eau fraîche pour continuer à dissoudre le composé, un laveur réducteur ajoute un agent réducteur tel que le bisulfite de sodium. Celui-ci réagit avec le formaldéhyde ou l'acétaldéhyde et le transforme en un composé non volatil, de sorte que l'installation fonctionne beaucoup plus longtemps sur la même eau de lavage et ne nécessite qu'une purge limitée.

Et cela ne vaut pas qu'en théorie. Trevi a validé ce procédé dans la pratique en démontrant, au moyen d'essais pilotes chez un partenaire, que le formaldéhyde pouvait être extrait d'un flux d'effluents gazeux de cette manière. Le procédé a ensuite été mis à l'échelle vers un modèle pleinement opérationnel.

Filtration sèche avec Chemisorb : pour les petits flux concentrés

Pour les flux gazeux à faible débit et à concentrations faibles ou élevées, Trevi met en œuvre des matériaux supports alternatifs tels que le Chemisorb P. Ces adsorbants sont plus coûteux que le charbon actif, mais traitent des substances que le charbon actif ne parvient pas à gérer. Chez Trevi, le Chemisorb P est utilisé pour capter les aldéhydes tels que le formaldéhyde et l'acétaldéhyde, atteignant une capacité d'adsorption supérieure à celle du charbon actif. Dans ce segment spécifique, un filtre sec au Chemisorb constitue une solution à part entière.

Le charbon actif n'est pas la solution pour le formaldéhyde et l'acétaldéhyde

Le charbon actif est une excellente solution pour de nombreux composés organiques volatils, mais précisément pour le formaldéhyde et l'acétaldéhyde, la capacité d'adsorption est, d'après l'expérience de Trevi, limitée, de sorte qu'il est rarement l'option la plus avantageuse. Lors d'essais dans notre propre laboratoire, la charge sur le charbon actif s'est révélée n'être que de 1 à 3 %, et ce à des concentrations relativement élevées. Cela concorde avec les données de référence pour le charbon actif, qui décrivent le formaldéhyde et l'acétaldéhyde comme à peine adsorbables.

L'oxydation thermique fonctionne techniquement, mais est trop coûteuse pour la plupart de ces applications.

De l'étude au suivi

Quelle que soit la technique, l'approche de Trevi reste cohérente :

  1. Étude de la situation réelle sur site : débit, concentration, flux continu ou discontinu, espace disponible et norme à atteindre.
  2. Essais en laboratoire et essais pilotes si nécessaire, afin d'étudier en profondeur la solution retenue.
  3. Réalisation du système à pleine échelle.
  4. Suivi de l'installation.

Les installations existantes peuvent en outre souvent être améliorées : selon la configuration, un laveur existant peut être converti au concept réducteur.

Vous êtes confronté à des émissions de formaldéhyde ou d'acétaldéhyde qui restent aujourd'hui tout juste dans la norme, mais qui pourraient ne plus l'être dès fin 2026 ? Trevi Environmental Solutions détermine, sur la base de votre flux d'effluents gazeux, la technique la plus adaptée à votre situation.

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